Mickaël Piétrus, serial shooteur de Boston - DAVID LIAM KYLE ©AFP
En débarquant chez les Celtics de Boston, un des ténors de la conférence Est, Mickaël Piétrus connaît une seconde jeunesse.
Le choc à l’Est entre Chicago et Boston a tourné à l’avantage des Celtics. Dans ce match, Mickaël Piétrus a joué 18 minutes et inscrit que trois points (1/1 à trois points). Les tirs au-delà de la ligne des 7m23 sont sa spécialité. Cette saison à Boston, il tourne à 40% contre 36% en 8 saisons en NBA. Ce rôle de shooteur il l’a définitivement adopté à Orlando en 2009, année où il a disputé la finale (perdue) contre Kobe Bryant et les Lakers de Los Angeles.
A sa sortie du banc durant la rencontre, il doit apporter son adresse et être efficace immédiatement car il sait que la plupart des options offensives à Boston sont dévolues à Ray Allen, Paul Pierce, Kevin Garnett ou Rajon Rondo. Les quatre fantastiques. Lui serait plutôt un homme dans l’ombre, un statut qu’il a appris à apprécier. "Quand j’étais plus jeune, cela m’importait de marquer beaucoup de points. Aujourd’hui c’est différent. La seule chose qui compte est de gagner. Que je marque cinq ou quarante-cinq points, je prends juste du plaisir" a déclaré le joueur au journal L’Equipe.
Oublier les blessures
Avant d’atterrir à Boston, le Guadeloupéen a bien failli se retrouver chez un des mauvais élèves de la NBA, Toronto, mais finalement la blessure au genou qui l’a contraint de renoncer au dernier Euro en Litanie l’a sauvée. Il peut désormais évoluer chez un des prétendants au titre, avec des grands joueurs qui l’ont tout de suite adopté. "Mike est un gros renfort pour nous, sur et en dehors du terrain. Il se fond complètement dans notre philosophie de jeu", a expliqué Kevin Garnett. A savoir ? La défense surtout. "Air France" comme on l’a surnommé s’avère être un défenseur de premier ordre. On a en images son duel face à Kobe Bryant en finale 2009.
"Je n’aurais pu trouver un joueur correspondant plus aux valeurs des Celtics. Son état d’esprit, son énergie défensive, la liberté de son jeu. Je savais qui il était, je l’ai vu jouer quand je coachais Orlando. J’ai toujours voulu l’enrôler. Il sort du banc avec une énergie incroyable", a résumé son entraîneur Doc Rivers. A la lumière de Boston, Mickaël Piétrus espère retrouver les Bleus qu’il a du laisser un soir d’été. "Ca me fait ch… d’être tout le temps blessé. J’espère être là cette fois-ci et pouvoir enfin rejouer avec mon frère (Florent). Ce que l’équipe a fait à l’Euro prouve qu’on peut toujours arriver là où on voulait être, au sommet. Notre génération mérite mieux", a-t-il conclu.
Les derniers commentaires ( Nombre de commentaires )
cliquez ici

Le journal de GUADELOUPE
