Grégory Baugé © AFP
Le Français Grégory Baugé a été déchu de son titre de la vitesse aux Championnats du monde de cyclisme sur piste à cause d’une suspension rétroactive pour manquement aux obligations de localisation.
Cette sanction entraîne également pour la France la perte du titre mondial de la vitesse par équipes, que Baugé avait conquis avec deux coéquipiers, Kévin Sireau et Michael d’Almeida.
La sanction, un an de suspension à partir du 23 décembre 2010, a été infligée à Baugé par la commission de discipline de la Fédération française de cyclisme (FFC), une décision prise le 8 novembre dernier et publiée vendredi par l’Union cycliste internationale (UCI).
"Baugé a péché par légèreté et cette légèreté lui coûte très cher", a précisé à l’AFP une source française proche du dossier en relevant que la sanction pénalise aussi les deux coéquipiers de Baugé, tout à fait étrangers au problème.
Le titre de la vitesse lors des Mondiaux 2011 d’Apeldoorn (Pays-Bas) disputés en mars dernier revient par conséquent au Britannique Jason Kenny, qui avait été dominé en finale par Baugé. Dans l’épreuve de la vitesse par équipes, le déclassement du trio français victorieux profite à l’Allemagne (Enders, Levy, Nimke), déjà championne du monde en 2010.
Baugé était le premier sprinteur, depuis son entraîneur Florian Rousseau (1996 à 1998), à conquérir trois titres consécutifs de champion du monde dans la vitesse individuelle, la discipline la plus prestigieuse de la piste.
Selon le règlement international, trois problèmes sur une période de dix-huit mois liés à la localisation, soit absence à un contrôle (une fois dans le cas de Baugé) soit localisation imprécise (deux fois), équivalent à un contrôle positif et sont susceptibles pour le sportif concerné d’une sanction de l’ordre de deux ans de suspension.
La suspension infligée par la FFC ne remet pas en cause l’avenir olympique de Baugé qui devrait renouer avec la compétition début février à l’occasion des Prémondiaux de Bordeaux.
Cette décision est susceptible d’appel, de la part des instances ou du coureur, qui peuvent tous recourir au Tribunal arbitral du sport (TAS).
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