Didier Dinart et ses coéquipiers vont devoir se reprendre - FRANCK FIFE ©AFP
Pour son entrée dans la compétition, l’équipe de France s’est inclinée face à l’Espagne (29-26) au terme d’un match où elle a été dominée. Si les joueurs ne veulent pas paniquer, ils n’ont désormais plus le droit à l’erreur.
On savait que la France avait souvent du mal à mettre la machine en route lors des débuts de compétition. Mais il faut remonter au Mondial 1993 pour voir la trace d’une défaite en match d’ouverture. C’était contre la Suisse. Dix-neuf ans plus tard, à Novi Sad en Serbie, c’est l’Espagne qui a joué les empêcheurs de tourner en rond. "Ca fait quelques jours que je dis qu’on n’est pas dans le rythme de la compétition et ça s’est confirmé ce soir. Lorsque vous jouez contre une équipe aussi forte que la votre. Si vous la laissez prendre confiance, elle gagne. Le résultat est normal ce soir", a simplement commenté Claude Onesta à la fin de la rencontre. "Vous inquiétez pas, j’en ai connu d’autres", a-t-il relativisé.
Le sélectionneur faisant sûrement référence à cette défaite lors du deuxième match de l’Euro 2006, déjà contre l’Espagne, perdu sur le même score. Un revers qui ne les avait pas empêché de remporter le titre. Ou encore face à la Hongrie en ouverture de l’Euro, il y a deux ans. "Ce soir on a presque réussi à refaire la même chose lorsqu’on est revenus à un but mais l’adversaire était trop fort et trop sûr de lui pour nous laisser revenir", a ajouté le sélectionneur.
Plus de joker
Si la défense a plutôt bien tenu le coup face à la vitesse espagnole, l’attaque elle a été bien moins performante. "On n’a jamais réussi à trouver des solutions ensemble dans ce match. On a manqué de continuité en attaque, on a pris pas mal de contre-attaques sur des balles perdues et des shoots ratés", a regretté Daniel Narcisse, auteur de 3 buts. Un manque de précision profitable à leur adversaire. "Les Espagnols ont su utiliser toutes les erreurs qu’on a faites en attaque. On est tombé dans le piège", a poursuivi le Réunionnais. Malgré cela, la fin de match aurait pu tourner en faveur des Bleus, revenus à une longueur (de 25-20 à 27-26), mais une ultime mésentente a permis aux Ibères de porter l’estocade.
Il faudra donc gagner les deux prochains matches pour voir le dernier carré. "S’il y avait un joker dans cette poule on l’a utilisé. Maintenant on est dans le dur. On va essayer de trouver l’énergie nécessaire pour gagner les autres matches", a prévenu Narcisse, avant que le sélectionneur en remette une couche : "Je ne sais pas si on avait un joker. Si on en avait un, on ne l’a plus. Il faudra jouer mieux que ça si on veut aller au bout de cette compétition".
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