Sport - CYCLISME-SUR-PISTE

Publié le 03/02/2012 | 13:34

Baugé : "je reste le champion du monde"

Par Benoît JOURDAIN

Grégory Baugé va retrouver le public et la piste - VINCENT JANNINK ©AFP Le Français fait son retour à la compétition après le retrait de ses deux titres mondiaux pour cause de manquements administratifs aux règles antidopage. Sur le vélodrome de Bordeaux-Lac, il sera motivé et tient à justifier son rang.

La carrière de Grégory Baugé va prendre un nouveau départ. Après la perte de trois de ses titres de champion du monde de vitesse suite à sa suspension rétroactive datant de fin 2011, le Guadeloupéen fait sa rentrée. Lui qui n’avait plus couru depuis les Six-Jours de Grenoble, il retrouvera la piste ce dimanche à Bordeaux-Lac (sud-ouest de la France). Freiné dans sa préparation pour cette année olympique par une blessure au quadriceps, il entend "(se) faire plaisir", retrouvé ses marques tout en assurant que sa suspension n’a rien changé. Dans deux semaines, il se frottera au gratin mondial lors de la dernière manche de Coupe du monde, dans deux semaines à Londres, ultime échéance avant Mondiaux de Melbourne, en Australie, en avril prochain et les JO, cet été.

Etes-vous guéri de votre douleur au quadriceps ?
Grégory Baugé
 : "Pas tout à fait. Mais ça n’a rien à voir avec la fin de l’année. Je la ressens encore en musculation mais ce n’est pas trop gênant. Sur le vélo, ça va contrairement à l’année dernière, ça ne m’empêche pas de m’entraîner."

Qu’attendez-vous de Bordeaux ?
G. B.
 : "D’abord me faire plaisir, essayer de faire de beaux sprints. Je ne me mets pas la pression. Je n’ai pas encore couru. A l’entraînement, j’ai fait de bons temps."

Et de la manche de Coupe du monde à Londres dans deux semaines ?
G. B.
 : "Ce sera ma rentrée internationale. J’y vais pour prendre un ’max’ d’infos sur la piste et voir mes adversaires. Bien sûr, je tiens à faire honneur au maillot de l’équipe de France. Mais ce n’est pas l’épreuve la plus importante."

Est-ce un choix délibéré de peu courir ?
G. B.
 : "C’est mon fonctionnement, avec Florian (Rousseau, son entraîneur), et ça me réussit. Même sans ma suspension, je n’aurais pas couru la manche de Coupe du monde à Cali (en décembre), je m’étais arrêté quinze jours. Sinon, c’est le même programme que l’an dernier, les Prémondiaux et une manche de Coupe du monde avant les Championnats du monde."

La perte du titre mondial change-t-elle quelque chose pour les prochains Mondiaux ?
G. B.
 : "L’affaire n’est pas finie, loin de là. Pour moi, ça ne change rien. J’ai gagné sur la piste, je reste le champion du monde. Et, comme je l’ai toujours dit, l’objectif reste les Jeux."

Si vous deviez prendre en exemple la boxe, un sport que vous aimez, quelle comparaison vous viendrait à l’esprit pour votre affaire ?
G. B.
 : (moment de réflexion) "Je dirais que c’est comme si j’avais reçu un coup bas... Mais je ne suis pas abattu ! Le plus dur, c’est quand j’ai appris la nouvelle. Il y avait le risque d’être suspendu, de ne pas faire les JO. Le plus dur est passé. Pour les deux titres (individuel et par équipes), c’est rageant, ça fait surtout ch... par rapport aux collègues de la vitesse par équipes. Mais ce n’est pas fini."

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