Culture -

Publié le 23/04/2010 | 22:51

BANDE DESSINEE. De l’oxygène avec Caribulles

Par Catherine LE PELLETIER

Avril 2010 voit la résurgence du festival Caribulles, après quelques 13 années d’absence. Objectif : promouvoir la bande dessinée, avec ses normes, ses genres et ses expressions différentes.

Des ouvrages en compétition © Catherine Le Pelletier / France Télévisions Avec des expositions, des parcours dans les écoles, des signatures, des conférences, des animations diverses et multiples, Caribulles 2010 entre en scène dans l’animation culturelle guadeloupéenne. Le festival a pour son retour gagné en ampleur, en professionnalisme et en consistance. Des rencontres avec des auteurs et des dessinateurs sont programmées au Fort Fleur d’Epée du Gosier durant tout le week-end. Des ateliers de conception et de fabrication de BD sont aussi organisés. Tout est ouvert à tous, grands et petits devraient y trouver leur compte. 

Le cinéma aussi
Alors que la BD revient en force au cinéma, des projections de longs métrages ont eu lieu cette semaine à destination du grand public. L’occasion de marier le 7e art avec les créations littéraires et picturales, dans une ambiance où la joie est bien perceptible. En fait, Caribulles, premier festival du genre dans la Caraïbe, réunit tous les atouts pour proposer une incursion dans un monde trop souvent minoré, mais qui a su émerger grâce à la ténacité de ses adeptes.

Le grand prix… suspense
« Le grand prix de la BD » est au programme du festival 2010, avec en concours pas moins de 7 ouvrages, qui prouvent bien la vivacité de la création en matière de bande dessinée. La pluralité des genres au concours est évidente : on passe du manga à la bande-dessinée classique ; de la bande dessinée pour ado, à celle pour les plus jeunes ; de la BD éducative à la plus délirante. Tous les ouvrages ont la particularité d’intéresser la Martinique ou la Guadeloupe. Et si chaque dessinateur affirme son art de façon très personnelle, il en va de même pour les scénaristes. La variété des ouvrages met en tout cas en évidence la richesse de la BD.

Danik Zandwonis, mèt-a-manniòk
A l’origine du festival, un journaliste guadeloupéen : Danik Zandwonis. C’est grâce à sa volonté, à l’énergie qu’il a su déployer, que Caribulles existe de nouveau aujourd’hui. Gageons que cette manifestation affirmera sa pérennité et que l’an prochain, une nouvelle édition contribuera à la diffusion de la bande dessinée. 

Lien : http://www.caribulles.com (site du festival)

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