Actualités - FOOTBALL

Publié le 08/12/2011 | 09:29

Soubeyrand, les Antilles plein la tête

Par Melinda DAVAN-SOULAS

Sandrine Soubeyrand veut revenir aux Antilles, mais en vacances © AFP De retour d’une tournée triomphale avec l’équipe de France aux Antilles, Sandrine Soubeyrand en a gardé des souvenirs ensoleillés plein la tête. De quoi se ressourcer avant une dernière ligne droite qui mènera les Bleus aux Jeux Olympiques 2012 à Londres.

On les a vues rire et chanter, gagner surtout Tout simplement contentes d’être là devant ce public antillais qui leur avait réservé un accueil chaleureux. L’équipe de France a séduit lors de ses deux matches face à l’Uruguay (8-0) et au Mexique (5-0). Et l’inverse est réciproque. "Ça a été sensationnel. On a eu un accueil exceptionnel de la part des Antilles, qui nous ont reçus comme une vraie équipe de France. Il y a eu beaucoup de chaleur et de générosité. Tout ça fait du bien à la tête et crée du lien", déclarait Bruno Bini, le sélectionneur à son retour en métropole.

Et le tacticien tricolore n’est pas le seul à avoir été enthousiasmé par son séjour. Sandrine Soubeyrand a ramené des souvenirs plein la tête et les valises. "Ce n’était pas des vacances", rappelle la capitaine des Bleues au Parisien.fr. "On n’y est pas allées en touristes, mais pour représenter l’équipe de France. On avait un programme bien rempli et on n’a pas eu beaucoup de temps pour se reposer ou visiter"

"Des gens super accueillants et souriants"

La doyenne tricolore (38 ans, 174 sélections) a tout connu avec l’équipe nationale. De la désillusion des mauvais résultats à l’épopée allemande lors de la dernière Coupe du monde conclue à la 4e place. Alors, elle a pleinement profité du bain de foule en Martinique et en Guadeloupe, sans oublier de visiter ces terres lointaines. "On a eu une seule journée de détente avant de partir, on a pris le bateau pour aller sur une petite île, où on a fait un grand barbecue", explique la milieu de terrain de Juvisy. "Le cadre était magnifique. De ma chambre, j’avais vue sur la mer, les cocotiers et les bananiers. J’ai envie d’y retourner, mais pas dans le cadre du foot".

Si elle reconnaît la chance que procure le football de pouvoir parcourir le monde, les Antilles garderont une place toute particulière pour elle. "Les gens étaient super accueillants et souriants", se souvient-elle. "J’ai beaucoup parlé avec les Antillaises du groupe, Laura (Georges), Elodie (Thomis) ou Wendie (Renard), qui nous ont fait découvrir leurs origines." Soubeyrand a également apprécié la joie de vivre des Antillais au contact desquels elle est allée. "On a l’impression qu’ils n’ont pas grand-chose, qu’ils vivent moins bien qu’en métropole, mais ils n’ont pas l’air malheureux et se plaignent moins que nous. Il y a une joie de vivre et une notion de partage qu’on n’a pas l’habitude de voir à Paris, où on est plus individualistes et matérialistes," analyse-t-elle.

Tombée sous le charme des îles, Sandrine Soubeyrand se sent désormais requinquée pour attaquer 2012. En vue, il y a un titre national à disputer avec son club de Juvisy, leader de D1, et la possibilité de participer aux Jeux Olympiques de Londres l’été prochain. L’équipe de France féminine disputera l’épreuve pour la toute première fois et Soubeyrand pourrait être tentée de poursuivre l’aventure jusque-là. A moins qu’elle ne se donne corps et âme à son nouveau challenge : le professorat de sport qu’elle prépare en parallèle à l’INSEP.



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