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culture

Strass et paillettes : c’est vraiment du rêve ?

  • Par Catherine Le Pelletier
  • Publié le 29/11/2012 | 10:30, mis à jour le 29/11/2012 | 11:42

Jean-Paul Gaultier est le parrain de la manifestation Kreyol Fashion Days. Mais il n’entend pas restreindre son rôle à celui d’un simple spectateur, il propose d’amener sa maîtrise du milieu et du métier de créateur de mode.

© clp
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La Kréyol Fashion Days s'est attribué un parrain pour la porter. Jean-Paul Gaultier est  aujourd’hui un symbole. Dynamique, novateur, il a su imposer un style reconnaissable, où la marinière (dernièrement portée par Arnauld Montebourg à la une du Parisien), est un étendard aujourd’hui connu de tous.


Inspiration guadeloupéenne

Le créateur arrive en Guadeloupe, avec quelques idées phares qu’il entend appliquer : « Les Caraïbes peuvent intervenir dans le concert mondial de la création, il y a de la place pour elles. En ces temps de crise, la Caraïbe, avec toutes les connotations positives qu’elle induit, peut faire entendre sa voix, d’autant qu’elle recèle de nombreux talents ». Mais le créateur va plus loin et entend amener une aide concrète au monde de la mode caribéenne : « Je suis là pour donner un coup de pouce, peut-être pour un casting, pour trouver de nouveaux mannequins… mais certainement, pour aussi avoir une inspiration. L’influence guadeloupéenne fera certainement partie de mes créations des prochaines années ».


Collections choc

Toutes les collections de Jean-Paul Gaultier ont été marquées par le métissage. Il a réussi à imposer cette donne, avec des mannequins d’origines diverses, mais aussi avec des créations dont les influences sont tout aussi variées. Le secret de Gaultier est qu’il reste un créateur bien français, avec une capacité à unir et à synthétiser les diverses sources de son inspiration.


La crise dans le monde de la mode aussi

Le monde des lumières et des paillettes n’est cependant pas épargné par la crise. Jean-Paul Gaultier insiste : « La mode n’est plus ce qu’elle était ». Alors, les créateurs se tournent vers des produits dérivés : des parfums, des accessoires. Mais, dans un contexte général où le chômage et le manque à gagner, grandissent, cela suffit-il ? Les strass et les lampions risquent de s’éteindre.

 

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